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    ANGÉLIQUE MISSANGA

    Née en mars 1931, dans une famille sékiani, Angélique MISSANGA est inscrite au primaire, à l’école des missionnaires de Saint-Pierre. L’enfant est douée et obtient son certificat d’études, en 1949, parmi les meilleurs. Elle est alors dirigée vers le corps des monitrices de l’école catholique. La hiérarchie souhaite, en parallèle, qu’elle suive la formation d’enseignante, dont Angélique MISSANGA sort diplômée en juin 1950. C’est ainsi que sa longue carrière d’enseignante va débuter.

    Angélique MISSANGA / Service public

    Pendant dix ans, Angélique MISSANGA reste au service de l’école Saint-Pierre. Mais au virage des Indépendances, le 17 août 1960, le Gabon a un grand besoin de cadres, notamment dans l’éducation. La jeune enseignante sollicite alors son intégration à la Fonction publique. Angélique MISSANGA est ainsi affectée à l’école publique de Louis (1960), puis à l’École urbaine centre des Filles et enfin à l’École mixte de La Peyrie. A cette époque, rappelle-t-elle souvent, on s’engageait dans cette profession par passion et amour de son pays. Un salaire de misère et une conviction inébranlable. Le « maître » était alors respecté de tous, parents et élèves. Pour cette génération, le métier n’aura cessé d’être une fierté.

    Angélique MISSANGA / Au cœur de l’administration

    Les années passant, Angélique MISSANGA s’éloigne du terrain enseignant pour intégrer l’administration éducative. Son sérieux au travail, sa contribution permanente au progrès de l’enseignement et la haute considération dont elle bénéficie, lui feront gravir les échelons. Elle terminera institutrice principale. Au-delà du titre, la confirmation d’une passion. «  Le jour où on m’annonça que l’heure de la retraite avait sonné, j’ai fait couler, pour la remière fois, les larmes « . Angélique MISSANGA voulait encore tenir la craie, main droite, et son bâton de vieille, main gauche. Quarante ans de sa vie. Un sacerdoce.

    Angélique MISSANGA / Une pointe d’amertume

    Dans cette crise profonde que notre éducation traverse, Angélique MISSANGA ne peut manquer de dénoncer. Elle a souvent fustigé ses confrères qui, à l’avènement de l’Indépendance, embrassaient la carrière politique. Cette politique, dit-elle, qui a tellement gâché les choses. Tout comme elle montre du doigt ces jeunes qui viennent à la fonction d’enseignant, non par conviction, mais par dépit.

    C’était un autre temps, certes, mais il avait jeté les bonnes fondations. Il serait temps de s’en souvenir.